Revues La Vie en Ubaye

Revue - la vie en Ubaye

Le numéro 100 vient de paraître Depuis 25 ans, cette revue trimestrielle propose systématiquement un dossier d’une quinzaine de pages (l’histoire du ski, le vallon de Laverq, les pierres gravées, la routo/histoire de la transhumance, la vie de la forêt, etc.), et des rubriques consacrées notamment au patrimoine naturel et culturel, à des personnages marquants (Gens d’ici, gens d’ailleurs), des associations, des textes en valéian et français, des notes de lecture.

ÉDITORIAL

Et maintenant ?

D’aucuns prétendent que c’était mieux avant. Que le passé vaut tout à lui seul. Au point d’oublier la saveur du présent.

A contrario, je vous offre la seule question qui vaille : Et maintenant ? 

Et vous propose de construire ensemble l’avenir de notre revue. 

Proposer, ne rien imposer.

Construire car chaque page, chaque ligne de chaque numéro est inventée avec tant d’enthousiasme par ceux dont le regard brûle d’avenir.

Ensemble : vous êtes conviés à ce partage de vie.

L’avenir, pour vivre intensément.

Notre revue car elle nous appartient à toutes et tous.

Et maintenant ? 

Ce numéro 100 raconte ce qu’a été l’histoire des 100 numéros précédents pour faire le pari de poursuivre. Avec une maquette différente – mais toutes les revues évoluent –, une écriture, des images, des sujets différents, mais le même élan pour connaître et faire connaître notre patrimoine culturel et naturel et nous ouvrir sur le monde.

N’oublions rien du passé, sans nous y enfermer, et prenons l’avenir à bras le corps.

Jean-Philippe Grillet

ÉDITORIAL
Étonnante vallée

Savez-vous qu’en Ubaye exerce une championne du monde ? Béatrice vit près de Bayasse, dans le vallon du Bachelard. Mêlant fruits et sucre, ainsi qu’amour, sensibilité, recherche et rigueur, elle est devenue championne du monde de confiture traditionnelle en 2020. Découvrez-la les mercredi et samedi de chaque semaine au marché de Barcelonnette. Et, bien sûr, dans les pages de votre revue.

Une revue qui vous raconte longuement l’histoire de Saint-Vincent- les-Forts et de ses châtelains. Un château y est construit en 1192 et, dès 1237, le comte de Provence entretient un châtelain armé à Saint- Vincent. Où France et Savoie s’affronteront au fil des siècles pour tenter de prendre possession de cette entrée dans une vallée stratégique. Désormais nous vous offrons un site, internet celui-ci, pour mieux connaître et aimer la Sabença. Rejoignez-nous via www.sabenca-valeia.fr. Sachez mieux ainsi quelle est cette association et ce qu’elle vous propose, la boutique en ligne vous permettant d’acheter livres et revues, d’adhérer et de vous abonner. Nous vous montrons les paysages de la vallée et vous racontons ses villages. Et sommes prêts à enrichir ce site – qui est aussi le vôtre – grâce aux textes et récits que vous nous proposerez.

Ce numéro vous présente également une association surprenante. Car si l’ancêtre de la baleine avait des pattes, c’est à dos d’histoires qu’une baleine s’est invitée en Ubaye l’été 2023. En effet, La Baleine qui dit Vagues, centre de ressource du conte, a relocalisé son antenne des Alpes- de-Haute-Provence dans la Vallée, installant son bureau à Jausiers.

Une fois encore, nous faisons le pari de vous surprendre…

Jean-Philippe Grillet

ÉDITORIAL
De terre et de ciel

Marcher, tel est le quotidien des bergers et des moutons. Marcher pour explorer sans cesse les pâturages infinis de la Crau en hiver, pour parcourir les chemins vers collines et montagnes au printemps, pour goûter aux herbes près du ciel en été. Avant de rejoindre la plaine et l’hiver.
Patrick Fabre nous raconte l’histoire de La Routo. Homologué en juin 2020 par la Fédération Française de Randonnée, le nouvel itinéraire de grande randonnée GR69, La Routo, relie sur près de 540 km Arles à Borgo San Dalmazzo dans le Piémont voisin, en s’appuyant sur les anciennes drailles et carraires de transhumance. Sa plume agréable et précise nous propose le rêve que nous pourrions faire d’une marche sur les traces des bergers et troupeaux.
Et pourquoi pas marcher dans le ciel ? Il est si beau, si clair dans notre vallée, que ses étoiles attirent des observateurs de plus en plus nombreux. Ils sont les nouveaux visiteurs d’un tourisme culturel riche d’avenir.
Betty Imbert, elle aussi, a aimé nos paysages, notre histoire. Au point d’y consacrer sa vie, ce dont témoignent ses photos, sa création du musée de Saint-Paul, son action de chrétienne en faveur de la sauvegarde des églises de Maurin et de Fouillouse et ses engagements de citoyenne.
L’histoire d’une montagne disparue près du col de la Cayolle, celle d’une association qui nous apprend à réparer plutôt que jeter et, bien sûr, une incursion en valéian (transhumance, encore car inépuisable), des notes de livres et même d’un film, une recette, des mots croisés, en Ubaye, à propos de l’Ubaye, dans une revue qui veut vous prendre par la main et le cœur !

Jean-Philippe Grillet

ÉDITORIAL
La force du temps

Un jour, les glaciers se mettent à fondre. Un jour, il y a 10 000 ans, l’herbe et les fleurs prennent leur place. Lentement, très lentement, les arbres eux aussi s’installent à nouveau, créent un paysage, structurent la vallée et ses versants jusqu’en haut de ses pentes, vers 2 500 m d’altitude.
Un jour, vous prenez le temps de regarder cette beauté, vous décidez de comprendre comment la forêt a vécu durant tout ce temps.
Chance ! Nous vous offrons le texte d’une botaniste et poète, pour vous accompagner dans ce long parcours.
Vous verrez combien cette lecture, certes exigeante, vous étonnera, vous aidera à mieux comprendre l’histoire des paysages de notre vallée. Et à imaginer leur avenir.
Autre regard sur notre passé : sur l’aventure du député Jacques Antoine Manuel et sur la presse qui, depuis plus de cent ans, est d’une richesse surprenante en Ubaye.

Un mot sur la réalité augmentée, une expérience que nous avons tentée avec enthousiasme en espérant ainsi moderniser notre revue et attirer de nouveaux adhérents et abonnés.
Au bout d’un an, nous devons constater que cette expérience n’est pas concluante. Peut-être avons-nous été un peu naïfs ou, au contraire, un peu trop novateurs. Ce nouveau mode de communication n’a pas réellement séduit notre lectorat. Aussi avons-nous décidé de mettre fin à cette expérience.
En revanche, le nouveau site de la Sabença qui sera en ligne avant l’été devrait enrichir votre regard sur notre association.

Jean-Philippe Grillet

ÉDITORIAL
Questions d’identité

Qui sommes-nous ? Quelle est notre vallée ? Quel est son avenir ? Avec ce numéro de notre revue, offrons-nous un temps de réflexion sur ces questions d’identité.
Ainsi, Enki Cugnet, parti de Barcelonnette en vélo pour se rendre, non pas au Mexique (!), mais à Istanbul, puis de Malaisie en Chine, nous raconte avoir traversé quinze pays. Se prenant pour un Italien, un Autrichien, un Tchèque, un Turc, un Malais, un Cambodgien, un Laotien, etc. et, bien sûr, un Chinois, Enki est désormais plus que tous ceux-là : il est attentif aux autres, tolérant aux différences qui font notre richesse et, paradoxalement, balaient l’agressivité.
Et Hans Clemer, ce peintre qui laissa ses Pays-Bas natals pour la Provence, la vallée de l’Ubaye et le val Stura, il y a 500 ans, n’est-il pas l’étranger dont les peintures illuminent encore les églises du Piémont ?Et l’Ubaye, ne fut-elle pas romaine, provençale, savoyarde et enfin républicaine ? Tout en appartenant depuis toujours aux montagnes plus qu’aux lavandes.
Et la neige, n’a-t-elle pas bouleversé notre société, suscité une économie à peine imaginable au début du XXe siècle ? En se retirant peu à peu de nos hivers, n’est-elle pas celle qui va nous contraindre à inventer un avenir qui regarderait le ciel différemment, la nature plus attentivement, notre histoire, notre culture comme la source d’une vie nouvelle ?
En vous proposant de lire ces aventures, nous n’avons d’autre projet que de vous inciter à inventer, avec nous, un projet qui nous rendrait heureux et riche de bienveillance, d’émerveillement, de respect pour notre territoire et nos visiteurs.

Jean-Philippe Grillet

ÉDITORIAL
Sobriété, enfin

Au cœur de montagnes mouvantes, l’Ubaye est terre de passage. Colporteurs, marchands, entrepreneurs, agriculteurs ou éleveurs, ils sont partis vers les Pays-Bas, le Luxembourg, l’Italie, la Nouvelle-Calédonie, la Louisiane, le Mexique et ailleurs encore. Partis non pour fuir, mais pour découvrir, commercer, inventer des relations nouvelles. Notre vallée illustre à merveille cet élan qui, depuis toujours, pousse les humains au-delà de leur horizon. C’est ainsi qu’ils ont inventé la diligence, le vélo, la moto, le camion, le paquebot, le train, l’avion. Pour se transporter eux-mêmes et leurs marchandises.
Du chemin à l’autoroute, des cols aux tunnels, l’impact sur les paysages, la nature et la santé humaine apparaît tout à coup si évident, si brutal qu’une évolution rapide et forte s’impose. Celle-ci s’appelle sobriété : au nom de cette sobriété désormais indispensable, le dossier de ce numéro de notre revue récapitule l’histoire des mobilités alpines et propose d’indispensables évolutions.
Celles-ci sont évidemment très concrètes et valent certes pour la planète, mais aussi pour notre vallée : comment mieux insérer le vélo dans le flot de la circulation, réduire le bruit des motos, appliquer enfin l’interdiction de circulation des camions de plus de 19 tonnes ? Et sans doute imaginer de nouveaux modes de liaison entre des points stratégiques de la vallée tel le téléphérique ?
Toute cette réflexion est en lien étroit avec le patrimoine culturel et naturel de notre vallée – objectif central de la Sabença – et l’avenir de l’économie locale. Bonne lecture !

Jean-Philippe Grillet

ÉDITORIAL
Le Laverq

On raconte qu’il doit son nom à la présence ancienne d’un lac dont les eaux reflétaient le vert environnant et qui se serait formé suite à un grand glissement du versant sud. On ne doute pas que glaciers et torrents forgèrent ses paysages au cours d’une longue histoire naturelle, suscitant ainsi des versants et une végétation d’ombre et de soleil. On sait que des moines lui donnèrent une vie paysanne et religieuse, avec hameaux, églises, pâtures, fauches et cabanes. On voit bien qu’il est le vallon de très belles histoires en Ubaye, un vallon suspendu au pied des Séolanes et de l’Estrop, un vallon dont l’avenir, lui aussi, est suspendu : à notre attachement, à nos projets, à nos décisions, et malheureusement à notre éventuelle indifférence. Le raconter, le décrire, faire parler ses acteurs d’aujourd’hui et leurs souvenirs, tenter de proposer un avenir pour tant de beautés fragiles, tel est le pari de ce numéro de notre revue. Pour une fois tout entière tournée vers une des merveilles de notre vallée.
Lisez nos pages, complétez vos émerveillements grâce au QRCode qui vous offrira images et sons, au-delà des textes

Jean-Philippe Grillet

ÉDITORIAL
Inventer une revue

Légère et fine, elle marchait sur un chemin, l’été dernier, près de Bayasse. Avec un solide sac à dos. Nous engageons la conversation. Elle m’explique qu’elle fait le tour de l’Ubaye. Seule. En écrivant ses journées sur un carnet qui, toujours, l’accompagne. Elle aime marcher. Toujours seule. Elle aime écrire. Un roman est en cours. Aussitôt, je lui demande le récit de ces dix jours de randonnée !
Avec lui aussi, je parle. Toujours ce plaisir de connaître les inconnus, ces « étrangers » dont nous avons tant à apprendre. Il me raconte son goût pour la musique de l’orgue. Il en joue depuis l’enfance. Et a découvert, émerveillé, celui de l’église de Barcelonnette. II décide aussitôt de créer une association pour le restaurer. Et, bien entendu, je le sollicite pour un texte !
C’est ainsi que, sans cesse, renaît notre revue. Au hasard des rencontres, des conversations, des idées nées d’une insomnie (très brève !), d’une lecture, d’une proposition spontanée de ces lecteurs qui, eux aussi, veulent faire vivre la revue. L’histoire du refuge de Bayasse ; la vie du circaète, ce grand aigle voyageur au long cours ; la venue de deux jeunes architectes dans la vallée ; une recette surprenante, des mots croisés pour échapper au temps, un état-civil pour ne pas perdre le fil de la vie ubayenne.
Et voici un sommaire ! Auquel nous ajoutons désormais des images, des textes, des vidéos accessibles grâce à un QR code (voyez ci-dessous). Deux revues en une, pour vous surprendre, vous séduire, vous inviter à ne plus nous quitter. Car, vous le savez, c’est de vous que nous vivons !

Jean-Philippe Grillet

ÉDITORIAL
Toujours plus

Vous informer plus encore, tel est l’objectif que nous nous assignons à partir de ce numéro de la revue.
Nous allons le faire grâce à deux rubriques nouvelles. L’une, intitulée tout simplement Actualités, vous offrira des informations concernant la vallée. Nous ne prétendons pas concurrencer la presse locale, mais raconter à ceux qui la lisent peu quelques évènements marquants ; dans ce numéro le chantier du musée et l’ouverture de la maison de santé.
Intitulée Du Piémont à l’Ubaye, l’autre rubrique vous rappellera combien nos liens, nos échanges avec le Piémont sont importants depuis fort longtemps et le restent aujourd’hui encore.
Plus novateur, l’accès à la « réalité augmentée » est désormais possible dans notre revue : écouter du son, voir des photos ou des vidéos, enrichira les propos développés par quelques articles. Pour ce faire, vous utilisez simplement l’appareil photo de votre téléphone ou bien vous téléchargez une application de lecture de QR code et scannez les pages augmentées quand vous y êtes invités par la présence du logo de la Sabença en bas de page. Dans ce numéro, lisez par exemple le texte concernant Pauline Arnaud (p. 34), écoutez la musique jouée lors de sa sépulture (accordéon et guitare) et voyez les musiciens !
Retrouvez aussi le dossier – Des chemins aux camions. Routes en Ubaye –, et toutes nos chroniques habituelles.
Lisez et n’oubliez pas l’encart au centre de ce numéro : offrez adhésions, abonnements, livres et revues car le Père Noël n’en attend pas moins !

Jean-Philippe Grillet

ÉDITORIAL
Le passé comme un avenir prometteur

La vie en Ubaye. Tel est le titre de notre revue qui évoque ainsi Toute la Vallée. Chaque numéro est donc l’occasion de dire un pan de notre histoire, celle des lieux et des gens, mais aussi d’ouvrir notre propos au monde, à l’avenir. D’être fidèle à l’esprit de ces Barcelonnettes qui, n’oubliant pas leurs racines, ont su partir et revenir en marquant souvent le paysage de leur réussite.
Le dossier sur les fortifications et l’article sur l’avenir du fort de Tournoux illustrent notre engagement en ce sens : raconter précisément l’inventivité des militaires qui, durant plus de trois siècles, ont tout fait pour s’adapter aux menaces extérieures et protéger la vallée ; réfléchir à la réhabilitation et à l’évolution de ce fort pour l’insérer au mieux dans le tourisme nouveau qu’inventent peu à peu les Valéians.
L’annonce de la création d’une association souhaitant regrouper les propriétaires du patrimoine mexicain – villas, notamment – confirme notre volonté d’accompagner ce mouvement en faveur d’un patrimoine si riche, si étonnant.
Il nous arrive cependant de nous tromper ! Voyez ci-dessous l’avis d’une lectrice bienveillante, mais, à juste titre, exigeante.
Lisez et n’oubliez pas l’encart au centre de ce numéro : offrez adhésions, abonnements, livres et revues !

Jean-Philippe Grillet

ÉDITORIAL
Mémoire fragile, mémoire précieuse

Moi qui sais si peu de mon histoire familiale, lorsque Jacques Jaubert1 m’a dit qu’il descendait des propriétaires de la ferme de la Pare à Saint-Pons, j’ai aussitôt eu envie qu’il raconte. Il y avait là, me semblait-il, tous les ingrédients, non seulement d’un intéressant dossier pour le TLV, mais surtout d’une mémoire à revivre : une forêt si ancienne, d’abord, si intense ; les hameaux dispersés et minuscules, insignifiants pouvait-on croire ; leurs habitants qui vivaient d’herbe et d’arbres, et qui, peu à peu, firent tant reculer la forêt que la montagne délabrée se mit à descendre, à envahir la plaine, à menacer ceux d’en bas ; au point qu’un simple torrent, le Riou Bourdoux, devint Le monstre et que, de 1866 à 1897, engazonnement, reforestation, construction d’ouvrages d’art furent le leitmotiv d’une lutte que l’Europe de la Restauration des terrains en montagne cite comme exemple. Il fallut exproprier les habitants et la ferme de la Pare devint maison forestière. Puis refuge à partir de 1977. « La mémoire nous dépasse et nous traverse », affirme l’écrivaine Marie-Hélène Lafon. C’est ainsi que le refuge d’aujourd’hui sauve la mémoire des lieux et leur propose un avenir.
Autres registres, autres histoires dans ce numéro : celle des sols de la montagne, si fragiles, si menacés par l’inconscience humaine actuelle ; celle des transhumances et des sonnailles ; celle d’un des médecins du maquis en Ubaye durant la dernière guerre. Celle aussi d’une nouvelle association qui, à Saint-Paul-sur-Ubaye, écrit un projet « d’actions solidaires ou festives, d’échanges, de réunions… ».
Lisez bien et voyez l’encart au centre de ce numéro : offrez adhésions, abonnements, livres et revues !

Jean-Philippe Grillet